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Titre : Nos étoiles contraires

Titre original : The fault in our stars

Auteur : John Green

Edition : Nathan

Prix moyen : 16,90 euros

Résumé : Hazel est malade. Gravement. Augustus est en rémission. Elle a 16 ans, lui 17. Dès leur rencontre, en groupe de soutien, il est charmé par son originalité, elle est séduite tout court. Ils ont le même humour, le même regard sans concession et leur complicité est immédiate. C'est le début d'une magnifique histoire d'amour et d'amitié... (Babelio)

Mon avis :

Et oui, j'ai suivi la tendance et j'ai enfin fini par lire Nos étoiles contraires, de John Green après plus d'un an qu'il est dans ma PAL. Il faut dire qu'avec tout le ramdam des lecteurs et tout ce qu'on dit autour du film, il aurait fallu que j'aille me cacher dans un foutu trou au milieu de nul part pour ne pas en entendre parler. Ce que je n'ai malencontreusement pas pu faire. Alors, j'ai cédé à la tentation et entamé la lecture de ce pseudo-chef d'oeuvre.

Oui, j'ai dit pseudo. Huez-moi si vous le voulez, criez, hurlez et tempêtez mais non, ce livre n'est pas le livre du siècle, ni même de la décennie à mes yeux. Oui, l'histoire est larmoyante, émouvante et tout ce que vous voudrez. Mais elle n'est pas transcendante non plus. J'avoue avoir du mal à comprendre comment tout le monde peut être aussi en transe devant ce livre. Oui, John Green a une qualité certaine pour l'écriture, oui, il décrit avec perfection la vie d'une jeune malade. Mais je doute qu'il soit le seul.

Mais prenons point par point. Tout d'abord, les personnages. J'ai beaucoup aimé Augustus. Son état d'esprit, sa façon de voir les choses, de vivre les choses. Tout simplement, ce qu'il est. Il veut vivre et laisser sa marque sur Terre. Il veut laisser faire plus, toujours plus. Vivre plus et tout ce qui s'ensuit. Au lieu de quoi, il rechute (Oups, Spoil) et il meurt. Oups, double Spoil. Quoique. N'allez pas me dire que vous ne saviez pas qu'il allait mourir. Ça sent la mort dès le début du bouquin, et on sait pertinemment que ce n'est pas sa gueuze qui va mourir, mais lui. Donc oui, Augustus est le personnage que je préfère et je m'attendais à sa mort avant même de commencer le livre. Enjoy ! Chose que je déteste. Je déteste savoir avant même de lire un livre ce qu'il va se passer. Certes, dans un bouquin sur le cancer, on s'attend à voir des morts, mais j'aurais attendu quelque chose de moins simple que ça. Quand on voit le foin autour du bouquin...

Bref, passons sur ce détail pour s'attaquer à un autre détail et pas des moindres :

« Maman : ….

Moi : …...

Maman …. »

Non, ceci n'est pas un vrai putain de dialogue de roman ! Ouvrez les yeux ! Où sont les verbes de paroles ? Les tirets, les guillemets ? Nul part. Donc : Ceci n'est pas un dialogue de roman, mais un dialogue de théâtre. Et heureusement que monsieur Green se rattrape en ne faisait pas que des dialogues de ce type. Sinon, je n'aurais pas eu le courage de parvenir à la fin du roman, je crois.

Ensuite, repassons vers quelque chose que j'ai plus ou moins aimé. La différence des genres d'écirute. J'ai beaucoup aimé à quel point le style d'écriture changeait lorsque l'on passait à l'alcoolique de Van Houten, et à ses lettres. Là, je devais reconnaître à ce monsieur Green un véritable talent pour l'écriture. Même si on ne comprend pas toujours ce que Van Houten veut dire. Pareillement, j'aimais beaucoup certains dialogues de Gus et Hazel, leurs sujets de conversation et la façon dont leurs deux avis s'entrechoquaient souvent. C'est sans doute ce que je préfère d'ailleurs dans le bouquin. Ceci et le passage de la lettre de Gus qui clôture joliment le livre.

Au contraire, l'écriture durant tout le livre à un côté assez facile, voir même trop par exemple avec les dialogues. Pareillement, je me suis un peu ennuyée parfois. Certaines scènes étaient d'un ennui pur et simple. Je sais que je vais passer pour une sans cœur de dingue en disant cela mais c'est le cas. La vie d'Hazel est triste et c'est ennuyeux de suivre des détails du genre : « Je me suis levée à 15h, je suis allée me laver les dents, puis j'ai regardé la télévision ». Je peux écrire la même chose sans soucis, la preuve. Il n'y a que quand il se passe quelque chose que je voyais un certain intérêt au livre.

Assez franchement, je vais clairement dire que je n'ai pas trouvé un réel intérêt au livre. Je ne critique aucunement ceux qui l'idolâtre et le trouve splendide, et je ne nie pas avoir verser ma larme à la mort de Gus. J'aime beaucoup ce style de livre et ce n'est pas le premier que je lis, mais le premier dans lequel je m'ennuie. Et autour duquel l'engouement me dépasse. Oui, c'est beau, oui, c'est triste. Et ? L'écriture n'a rien d'extraordinaire, l'histoire non plus. Ceci dit, chapeau Monsieur Green. Van Houten et Gus sont parfaits !

Nos Etoiles Contraires, John Green
Tag(s) : #John Green, #Drame

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